Qu'est-ce-qui se passe dans le finistere?

 

Sur cette page vous retrouverez les évènements qui se déroulent dans le Finistère, organisés par le Planning Familial 29 ou en lien avec les thèmes abordés par le Planning. N'hésitez pas à nous contacter pour que nous fassions apparaître vos actions.

Antoine Tamet ( Le Télégramme)

 

Après un premier essai réussi, le Planning familial de Douarnenez remet en place un groupe de parole pour les femmes victimes de violences. Les permanences sont gratuites et anonymes.

 

 

 

 

 

 

« Quand il y a de la violence, la seule solution, c'est la fuite », soupire Florence. Avec Anne et Monique, ces bénévoles du Planning familial, au centre Gradlon, ont vu passer bon nombre de femmes victimes de violences, physiques ou psychologiques. C'est la raison pour laquelle elles ont mis en place un groupe de parole pour ces femmes, afin qu'elles puissent écouter d'autres témoignages et exprimer le leur. « Il est important de prendre conscience, de se dire "il n'y a pas que moi" », explique Florence. Une année durant, quatre femmes âgées de 30 à 65 ans ont pu discuter deux heures chaque mois avec deux accueillantes, jusqu'à la fin de ce premier essai ce mois-ci. « Il faut qu'il y ait une autonomisation à la fin, pour ne pas devenir dépendante du groupe », expliquent les bénévoles. Le groupe a si bien fonctionné que certaines auraient voulu continuer. « J'ai divorcé d'un pervers narcissique, et j'ai pu partager mon histoire avec des nanas d'âges différents et qui ont vécu aussi des violences, chacune d'entre nous a des étapes et ressentis différents. Dans ces échanges j'ai été écoutée, comprise et non jugée, tout ce dont j'avais besoin et que je recherchais pour encore mieux avancer sur mon chemin », témoigne ainsi Emma*.

Le schéma récurrent du cycle de la violence

« On se rend compte qu'un agresseur qui met sa victime sous son emprise commence toujours par avoir une attitude de prince charmant », explique Monique. Un schéma a fini par être identifié : après la vie commune viennent progressivement l'isolation, puis la dévalorisation, parfois accompagnée de violences physiques, pour lesquelles la victime se sent parfois coupable. « Puis l'agresseur s'excuse, redevient un prince charmant et le cycle recommence. Il faut en moyenne six ou sept cycles comme ça avant de s'en aller », ajoute Florence.

En place d'ici fin juin

  • Suite à l'accueil favorable réservé au premier groupe, les bénévoles ont décidé d'en lancer un nouveau d'ici fin juin. « Il faut entre quatre et huit femmes pour que le groupe fonctionne. Nous avons déjà plusieurs personnes intéressées, mais nous accueillons tout le monde », indique Anne. Pour se faire, un entretien individuel avec deux accueillantes est prévu après le premier coup de fil ou dès la première visite au centre Gradlon, pour faire le point et être certain d'apporter ce dont la personne a besoin. Les séances se font ensuite selon les disponibilités de chacun. Trois animatrices tourneront pour assurer la présence de deux d'entre elles à chaque séance.


Pratique
Planning Familial, centre Gradlon, impasse Jean-Quéré, à Douarnenez.

Permanences gratuites et anonymes tous les lundis et le premier jeudi du mois, de 17 h 30 à 19 h.

Tél . 07.82.08.75.08.

*Prénom d'emprunt

INVITATION

 

 

En vue de l'assemblée générale statutaire du planning 29,

qui aura lieu le 15 avril à Morlaix,

nous invitons tou.te.s les adhérent.e.s et sympathisant.s

du groupe de Douarnenez à venir nous rencontrer

au Centre Gradlon.

 

On a plein de projets !

On compte sur vous !

On a besoin de vous !

 

 

 

 

 

 

Le Planning familial 29 a perdu l'une de ses plus fidèles militantes.

 

Catherine Le Dilosquer, de Pont L'abbé, nous a quittés en ce début d'année.

 

 

 

Ci-dessous l'hommage lu au crématorium par Monique Prévost.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je parle ici au nom du Planning familial et aussi en mon nom personnel. Je voudrais, dans cet hommage,  exprimer ce que je dois à Catherine, ce que nous lui devons toutes…

 

 Dans le Finistère, les statuts du Planning familial ont été déposés en Préfecture en avril 1964 à l’initiative de six femmes. Catherine était l’une d’elles avec sa fidèle amie Maryvonne.

 

Il faut savoir qu’en France, à cette époque, une loi datant de 1920 réprimait «la provocation à l'avortement et la propagande anticonceptionnelle».

 

Quelques recettes existaient malgré tout, que les femmes les plus informées se procuraient en cachette…

 

Un groupe de médecins grenoblois, décide alors en 1956 de créer, dans la clandestinité « la Maternité heureuse », appellation originelle du Planning. L’objectif était de permettre aux familles de planifier les naissances et s'intéressait  davantage au bonheur des mères qu'à celui des femmes, ce qui pèsera longtemps sur la stratégie de l'association, même après l'adoption en 1960 de sa nouvelle appellation.

 

Grâce à la mise au point de la pilule contraceptive, commercialisée aux USA en 1960, un objectif poursuivi par les femmes depuis la nuit des temps : la maîtrise de leur fécondité a été atteint, une maîtrise qui les a libérées sexuellement et a bouleversé les valeurs culturelles à un point qu’on n’imagine peut-être plus aujourd’hui ! et c’est dans ce combat que Catherine s’est engagée sa vie durant.

 

 Dans le Finistère, dès le début des années 60, des groupes de femmes militantes se sont formés à Quimper, Brest, Quimperlé. « Nous recevions énormément de jeunes filles dans notre petit local, rue Étienne Gourmelen à Quimper », se remémorait  Catherine et « nous étions très sensibles aux problèmes de contraception, d’éducation à la sexualité, d’avortement, dont nous parlions en toute liberté. »

 

En France, le droit à la contraception a été gagné en 1967 grâce au député Lucien Neuwirth.

 

L’étape suivante fut la conquête du droit à l’avortement car au Planning, on considère que le droit des femmes à vivre leur sexualité sans procréer, à être enceinte ou pas, à poursuivre ou non une grossesse, à avoir ou non un enfant est la condition première de leur égalité avec les hommes.

 

C’est à ce moment que je suis arrivée au Planning, entraînée par Lucienne, ma collègue de travail, une autre grande dame ! Catherine  disait de moi que j’étais « lumineuse »… Mais je crois que je renvoyais juste la lumière dont elle et ses copines m’éclairaient !   Elles m’ont aidé à grandir, elles m’ont ouvert les yeux sur les inégalités de notre société, elles m’ont appris le féminisme, elles m’ont permis de parler librement sans être jugée, elles m’ont donné l’exemple de femmes engagées, militantes, chaleureuses.  Je crois beaucoup dans l’importance des rencontres, je pense qu’elles ne  sont pas toujours  le fruit du hasard… celle-ci a été déterminante dans mon parcours de femme.

 

La loi est parfois l’accomplissement d’une évolution très longue de la société et l'épisode parlementaire du vote de loi de 1974 n'est qu'une partie de l'histoire : la révolution sexuelle, la révolution des mœurs ne se décrètent pas sur les bancs de l’Assemblée.

 

Alors à côté de Simone Veil et avant Simone Veil, d'autres femmes, anonymes et convaincues ont elles aussi combattu pour le droit à l'avortement, avec force et pugnacité. Nous étions militantes au Planning familial, au MLAC,  à Choisir, parfois aux trois.
Nous nous passions sous le manteau la bobine du film expliquant la méthode d’avortement par aspiration du Docteur Karman, organisant des projections parfois épiques…, nous effectuions des avortements illégaux mais sécurisés, dans un mouvement de désobéissance civique.

 

 Nous nous retrouvions le soir, chez l’une ou l’autre pour confronter nos points de vue, pour des débats parfois un peu houleux, pour échanger des connaissances, pour mettre en pratique l’éducation populaire dont nous nous revendiquions.

 

C’était une époque exaltante, où j’ai découvert ce qu’on appelle aujourd’hui la « sororité » cette forme de fraternité particulière lorsqu’on est entre femmes. Nous avions le sentiment de  faire bouger les lignes, de lutter pour quelque chose d’essentiel. Claude a dit, dans le film de Marie Hélia,  les Chevalières de la table ronde, qu’il n’y a pas eu de révolution aussi importante dans le monde et qu’il n’y en aura sans doute pas deux, que la possibilité de maîtriser sa fécondité. Ce qui est confirmé par Françoise Héritier : "Si la fécondité est le lieu central de la domination masculine, il s’en suit que la prise par les femmes du contrôle de leur propre fécondité revient pour elles à sortir du lien de domination. Là est le levier d’un changement majeur pour l’humanité toute entière." 

 

 Dans le Finistère, l’adoption de ces deux lois a dû nous faire croire que le combat était gagné !  Petit à petit, les différents groupes du Planning ont cessé leurs activités dans les années 80.

 

Mais l’histoire du Mouvement continuait, à la recherche d’une adaptation permanente à l’évolution des mœurs, évoluant vers une politisation graduelle de ses objectifs, élargissant son champ d’actions en continuant à se battre sur les fronts de la contraception, l’avortement, l’éducation sexuelle, mais aussi sur celui des violences faites aux femmes ou  d’une reconnaissance de toutes les sexualités.

 

C’est en 2000, qu’un groupe de Brestoises a repris le flambeau en  suivant les formations indispensables pour pouvoir ouvrir une antenne. Douarnenez a suivi en 2010. Et puis, il y a eu Concarneau et Morlaix. Catherine continuait à suivre tout cela de près depuis Rosveign…

 

Lors d’une manifestation que nous avions imaginée pour les 40 ans de la loi Veil, elle était venue sur le marché de Pont l’Abbé pour se faire photographier dans notre « photomaton » artisanal et son portrait figure sur l’affiche éditée à cette occasion. Elle était même venue à la Mairie de Douarnenez pour le lancement officiel de l’opération le 16 janvier 2015. C’est sans doute la dernière fois qu’elle a pris la parole en public.

 

Les pionnières de cette époque disparaissent petit à petit : Lucienne, Maryvonne, Ghislaine, Odette, Catherine … Nous devons continuer à témoigner de ce que fut  leur vie de femmes, de mères, d'épouses, de féministes, de ce que fut leur combat de militantes, généreuses, curieuses, courageuses.  Nous devons poursuivre le travail de transmission, initié par Catherine puisqu’au moins deux de ses petites filles, Yuna et Julie, sont au planning…

 

Et surtout, nous devons continuer à propager leurs opinions bien trempées, à clamer haut et fort qu’« à 20 ans, comme à 80, mon corps m’appartient ! », que rien n’est définitivement gagné et qu’une vigilance de chaque instant s’impose.

Une grande dame nous a quittés, qui a beaucoup compté pour nombre d'entre nous.

 

A nous tous de continuer le travail qu'elle aimait autour des valeurs qu’elle a défendues : féminisme, humanisme, tolérance, pacifisme.

 

C’est avec beaucoup d’admiration, de gratitude et avec une grande tendresse que je te dis : « Adieu Catherine ! Merci ! »

 

Monique Prévost

 

NOUVEAU: Le planning familial à CONCARNEAU !


Depuis cette année, le groupe local du Planning familial de Concarneau assure deux  permanences par mois, 

le deuxième lundi et le quatrième mardi de 17h 30 à 19h 30.

Ces accueils, anonymes et gratuits, sur toutes les questions touchant à la sexualité se tiennent au

Centre social La Balise, 5 rue du Colonel Moll à Concarneau.

En dehors de ces horaires, les militant.e.s sont joignables :

par téléphone, au  07 70 05 34 43

par mail  : planningfamilial.concarneau@gmail.com

ou en laissant un message sur ce site à la page "si vous avez une question".

25 novembre.

Journée internationale contre les violences faites aux femmes.

C'est la rentée au Planning familial !

Hommage à Simone Veil

3 juillet. Centre Gradlon Douarnenez

Une soixantaine de personnes se sont réunies autour du portrait de Simone Veil, fleuri par une voisine qui a cueilli des roses de son jardin : lecture par Monique d'un texte sur le vote de la loi, le contexte social et politique de l'époque, les revendications du Planning familial, puis Sylvie a lu une déclaration envoyée par la députée, Gwénaëlle a lu des extraits du texte de jean d'Ormesson lors de l'entrée de Simone Veil à l'Académie et Florence a terminé par la lecture d'un article de Catherine Durand sur l'amitié qui liait Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens. A la suite de quoi, l'assemblée a entonné l'hymne des femmes et nous avons bu le verre de l'amitié avant de nous séparer en nous donnant rendez-vous pour les prochains combats, notamment le 28 septembre pour la journée internationale pour l'avortement.

 

 

 

 

Il y a 40 ans en France,avant le vote de la loi de Simone Veil, on pouvait mourir d'un avortement clandestin :

le spectre de la tricoteuse, ou l’angoisse des cintres, comme on disait à l'époque.

 

 

 Alors on se souviendra longtemps de la lutte des femmes et de celle qui, de son Ministère de la santé, a mené le combat fin 1974, contre vents et marées, contre les forces sociales, politiques et religieuses qui ne voulaient pas de cette réforme.

 

 

 

C'est en janvier 1975, après un débat parlementaire très âpre que les femmes françaises ont enfin conquis cette liberté fondamentale.  La loi légalisant l'avortement, l'une des réformes de société les plus importantes de l'après-guerre en France, restera le marqueur essentiel du septennat de Valéry Giscard d'Estaing et sa Ministre Simone Veil en est le symbole.

 

Mais l'épisode parlementaire de 1974 n'est qu'une partie de l'histoire.

 

La révolution sexuelle, la révolution des mœurs ne se décrètent pas sur les bancs de l’Assemblée.

 

La loi est parfois l’accomplissement d’une évolution très longue de la société.

 

Alors à côté de Simone Veil et avant Simone Veil, tant d'autres femmes ont elles aussi combattu avec force pour le droit à l'avortement avec pugnacité et panache :

 

-         les militantes du MLAC et du Planning familial qui effectuaient des avortements illégaux mais sécurisés, dans un mouvement de désobéissance civile,

 

-         Gisèle Halimi avec sa passion et sa détermination autour du procès de Marie- Claire,

 

-         les 343 femmes qui ont signé le Manifeste connu sous le nom de « Manifeste des 343 salopes »,

 

-         et toutes celles, anonymes mais convaincues, dont certaines nous ont confié leur témoignage lors de la collecte des portraits qui figurent sur l’affiche derrière nous…

 

 

 

Aujourd’hui, plus de 40 après, comment mettre en lumière, ce que vivent les femmes au quotidien? 

 

C’est ici et maintenant  que doivent s’arrêter le silence à propos des IVG et la stigmatisation de l’avortement.

 

 

 

Après la loi  promulguée en janvier 1975, le Planning s’est surtout attaché à la faire appliquer  tout en demandant des modifications. En effet, si elle représentait une avancée historique, la loi, telle qu’elle avait été votée alors,  était restrictive. Elle tolérait l’avortement au nom de la santé publique, mais maintenait les femmes dans un statut de mineure, ne reconnaissait pas ce droit comme un droit fondamental des femmes.

 

Un pas a été fait en 1982, grâce à une mobilisation de rue massive et à un gouvernement où la Ministre des droits des femmes, Yvette Roudy  a obtenu une avancée  forte sur le plan idéologique : le remboursement à 80%.

 

Le planning a continué de dénoncer les difficultés rencontrées par les femmes pour accéder à une IVG  et,  grâce à un travail étroit avec les parlementaires et le gouvernement, grâce aux pressions médiatiques, une nouvelle loi a été votée en 2001 qui inscrit l’IVG comme un droit des femmes, mineures ou majeures. L’entretien pré IVG n’est obligatoire que pour les mineures, la limite est passée 14 SA, la méthode médicamenteuse peut se faire hors hôpital.

Plus récemment, malgré une remise en cause du droit à l'avortement par les « anti-choix », des modifications positives ont encore été obtenues comme le remboursement à 100% de l'acte d'IVG et la disparition de la notion de détresse pour les femmes en demande d’IVG.

 

Mais, aujourd’hui, en France, malgré les textes internationaux de l’ONU et de l’OMS, les résistances sont encore grandes :

 

-         Accueil culpabilisant, refus de prise en charge, délai de rendez-vous trop long, défiance pour les mineures, etc.

 

-         Inégalités d’accès sur le territoire à cause de la loi HPST, dite Bachelot qui a provoqué des regroupements hospitaliers et la fermeture de centres de proximité. En 10 ans, plus d'une centaine de Centres d’ IVG ont fermé et d'autres sont menacés

 

-         Opposition de certains hommes et femmes  politiques qui ont demandé la suppression du remboursement de l’IVG.

 

 Pour l'Europe, les événements récents en Espagne confirment la menace qui pèse sur ce droit.

 

Au Planning, nous sommes convaincues que pour que les femmes développent les capacités de faire des choix de vie autonomes et responsables, une information objective sur les textes légaux, les parcours de soins, les différentes techniques, les différents lieux où une femme peut s’adresser,  leur permettra de faire le choix d’interrompre une grossesse non prévue de façon éclairée. 

 

Les partisans d'une société où la femme ne peut être que le complément de l'homme, maintenue dans son statut de « moitié » et soumise à l'injonction à la maternité irriguent un discours négatif sur les femmes qui ne souhaitent pas d'enfants du tout, ou à certains moments de leur vie.

 

Trop de personnes ne parlent de l'avortement que comme d'un "échec", de ces femmes qui ne sont même    « pas capables » d'utiliser correctement la contraception et qui « tombent enceintes » par    « accident ».

 

Tous ces mots sont intériorisés par les femmes qui vont être dévalorisées, déstabilisées,  quand elles sont dans une situation de grossesse non prévue.

Pour le Planning Familial, l'avortement et la contraception sont les deux jambes qui permettent d'avancer dans le droit de choisir sa vie, son ou sa partenaire, son rythme de vie. Ces deux techniques ne s'opposent pas. Il faut les expliquer.

 

Une loi qui « autorise  » ou « permet », sera mieux comprise et utilisée si elle est connue, expliquée publiquement et sans tabou.

 

Nous voulons en finir avec les IVG cachées, la culpabilisation des femmes, la maltraitance de la part de certains-es professionnels-les, le discours dominant dévalorisant pour les femmes.

 

Nous voulons redonner aux femmes la possibilité d'être fières de faire des choix autonomes.

 

 Nous voulons que le droit d'avorter soit reconnu en France et ailleurs comme un droit respectueux des femmes et de leur dignité.

 

Pour Simone Veil, comme pour nous, l’avortement est un choix qui appartient aux femmes. 

 

Un choix pour lequel nous continuons à nous battre, contre tous les réactionnaires et obscurantistes opposés aux droits des femmes, pour une meilleure prise en charge hospitalière, pour une loi qui l’inscrira dans la Charte  européenne des droits fondamentaux.

 

Le planning familial en lien avec de nombreuses associations et organisations européennes, se mobilisera autour du 28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement et, ainsi poursuivra le combat mené par Simone Veil.

 

Et je voudrais terminer par une citation d’une autre Simone, qui a beaucoup fait aussi pour  la cause des femmes, Simone de Beauvoir : «  N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."

 

Nous espérons donc vous trouver nombreuses et nombreux à nos côtés dans les combats à venir !

 

Women's march à Douarnenez

Quelques photos de la marche du samedi 21 janvier.

                                        APPEL DU 21 JANVIER 2017


                              
Women’s March on Douarnenez                

                      Kerzh ar Maouezed  e  Douarnenez

 

 

 

 

Le 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington et partout dans le monde.

Nous sommes tou.te.s mobilisées alors que le nouveau président des États-Unis s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, lesbophobe, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne. Il envisage de nommer à la cour suprême William Pryor, un juge qui considère que « l’avortement est la pire abomination de l’histoire du droit ». Son vice-président, Mike Pence, promeut ouvertement des thèses créationnistes. Son principal conseiller, Steve Bannon, publie sur son site des messages racistes et misogynes haineux. Il veut aussi détruire la loi sur la santé dite Obama Care.
Cette politique réactionnaire à l’œuvre aujourd’hui aux États-Unis est la concrétisation d’une dynamique plus large dans le monde, en Europe, en France :
• En Europe, des mouvements conservateurs et rétrogrades remettent régulièrement en cause les droits des femmes, en particulier l’avortement (Pologne, Espagne…)
• En France, le danger est réel en provenance de plusieurs candidats à la présidentielle, qui instrumentalisent les droits des femmes.

Nous nous nous réunirons le 21 janvier à 13heures, Place des Halles,  pour témoigner notre solidarité avec la Women’s March on Washington, car défendre les droits des femmes aux États-Unis, c’est défendre les droits des femmes en France et dans le monde entier. Nous marcherons contre les incitations à la haine, les attitudes discriminatoires, les messages et actions réactionnaires. Cette marche se veut ouverte à toutes et tous, et chaque individu.e partout dans le monde sera le/la bienvenu.e.

A Douarnenez : le Planning familial, le Festival de cinéma, Rhizomes, Gast.

A Paris, c'est un collectif d'environ 40 associations et organisations politiques qui portent le mouvement. Parmi les organisations listées sur la page Facebook de l'événement : Osez le Féminisme, les Effronté-e-s, les Chiennes de Garde, SOS Racisme, le Planning Familial. Mais aussi les partis politiques de gauche : Parti de Gauche, PS, et PCF, ainsi que le NPA. Avec le même mot d'ordre : «la mobilisation contre la politique réactionnaire à l'oeuvre aujourd'hui aux Etats-Unis, concrétisation d'une dynamique plus large dans le monde, en Europe, et en France.»

samedi 10 décembre 

journée FRATERNITE  à Douarnenez.

 


A cette occasion, le Planning a tenu un stand SORORITE

et Florence a lu, au micro, un texte écrit par Anne : « Les invisibles »

 

 

 

Migrants : où sont les jeunes filles ?

Dès que l’on évoque la question des migrants, on nous parle soit de familles ou d’individus isolés, parfois mineurs, le plus souvent majeurs presque toujours très jeunes. Parmi ces migrants isolés, combien de filles ?

Selon divers recoupements, les jeunes femmes représentent à peine 7 % et, de fait, sont quasiment invisibles… Pourquoi sont-elles si peu ? Le pays que leurs frères fuient est-il plus hospitalier pour elles ? Sont-elles moins discriminées, harcelées, exploitées, menaçées de mort que les garçons ?!... Evidemment non, mais elles, tout simplement, ne peuvent pas  (ne savent pas comment) partir. Ce sont des prisonnières dans leur propre pays.

Prenons Hana, elle a dix-neuf ans, elle est née au Soudan, de parents Ethiopiens. Elle a grandi dans un camp de réfugiés, loin de tout. Du monde, elle ne connaît que ce seul paysage, (hormis un voyage à Khartoum). Comme ses parents, elle est considérée comme étrangère, n’a donc aucun droit au Soudan, ni aucun espoir que cela change.  Elle regarde l’horizon, Hana, et voudrait fuir

comme son frère et son cousin : eux-sont partis, au-delà du désert et des mers, et ont réussi à gagner l’Europe.

Celle-ci se nomme Mina. Jeune afghane de vingt-trois ans, elle a du fuir Kaboul avec sa mère et son frère,  journaliste et menacé de mort, ainsi que toute sa famille, pour avoir « écrit la vérité ». Contrairement à Hana, Mina a pu quitter son pays, mais elle est restée bloquée avec sa mère en Iran, tandis que son frère, en trois semaines « seulement », ralliait la France. Aujourd’hui, sa vie c’est encore le tchador, lors de ses rares sorties, sinon elle vit cloîtrée dans une banlieue grise de Téhéran. Et elle attend la prochaine occasion pour, enfin, partir.

Des jeunes femmes comme Hana et Mina, il y en a des centaines de milliers. Au Soudan et en Afghanistan, mais aussi en Irak et en Syrie, sans oublier la Turquie où la régression de la condition féminine est fulgurante !... La plupart ne partiront que dans leurs rêves (ou resteront bloquées en chemin). Au prix de mille difficultés, d’un courage incroyable et de beaucoup de chance, certaines arrivent jusqu’à nous. Un très petit nombre donc et l’on n’ose penser au chiffre noir : combien sont parties et ne sont jamais arrivées ?...

Pourtant, pour celles qui parviennent au bout du voyage, et bien ce sera un peu plus difficile que les autres… Comme elles sont très peu, rien n’est vraiment prévu pour elles. Lors du démantèlement du camp de Calais, les femmes et les filles mineures seules

ont été les dernières à partir. Dans l’intervalle, 130 mineurs auraient disparu. Parmi eux, combien de filles ? Quand elles ont enfin été évacuées, beaucoup de mineures ont dû partir vers un CAO (Centre d'Accueil et d'Orientation) pour majeures, faute de place. D’autres - une vingtaine – ont été envoyées en Gironde et se sont retrouvés seules dans un centre de vacances avec interdiction de sortir sans être accompagnées. L’argument est, bien entendu, leur protection… Mais ces jeunes femmes, mineures ou majeures, (qui en ont toutes vu bien d’autres au cours de leur périple…) n’ont pas besoin de protection. Elles ont besoin d’être aidées, soutenues et surtout de (re)trouver la dignité et la liberté !

LE 25 novembre à Douarnenez

 

 

Monument aux mortes à la mémoire des femmes victimes de féminicides

(féminicide = meurtre d'une femme, parce que femme...)

 

Voici les prénoms des femmes qui ont été écrits sur des plaques apposées sur le Monument aux mortes.

 

à la mémoire de toutes les femmes tuées pour refus de se soumettre au désir d'un homme :

Minerva, assassinée à coups de machette à la demande du dictateur Trujilo sur la route de Salceto en république dominicaine, le 25/11/1960, parce qu'elle refusait ses avances.

Maria Teresa et Patria sont aussi assassinées parce qu'elles étaient les soeurs de Minerva.
C'est en leur souvenir qu'a été instituée la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes.

 

à la mémoire de toutes les femmes tuées parce que jugées trop savantes et indépendantes :

Hypathie, mathématicienne et philosophe, battue à mort, démembrée puis brûlée vive à Alexandrie en 415.

Prous, béguine,poétesse, brûlée vive à Carcassonne en 1328.

Marguerite, béguine, brûlée à Paris le 01/ 06 /1301.

Olympe, femme de lettres, femme politique, guillotinée à Paris le 03/11/1793.

Camille, sculptrice, internée de manière abusive puis morte de malnutrition à l'asile d'aliénés de Montfavet, le 19/10/1943.

 

à la mémoire de toutes les femmes tuées pour sorcellerie ou hérésie :

Perronne, brûlée vive dans le feu de la Saint Jean à Bouvigny le 24/06/1679

Aleydis, béguine, brûlée vive à Cambrai en 1236.

 

à la mémoire de tous les bébés, victimes d'infanticides, parce de sexe féminin :

en Inde, on les appelle des Nakusha; 90 millions de femmes manquent en Asie.

 

à la mémoire de toutes les femmes mortes à la suite d'excisions :

Bobo, morte à 3 mois, à Créteil en juillet 1982.
Mayar, morte à 17 ans le 29/05/2016 à Suez, en Egypte.

 

à la mémoire de toutes les femmes enlevées, violées, torturées, par des trafiquants à Ciudad Juarez, à la frontière entre le Mexique et les USA. Ciudad est baptisée capityale mondiale du féminicide :

Lilia Alejandra, 17 ans, violée, torturée, le 21/02/ 2001.

Angelica Luna, enceinte de 6 mois, 16 ans, violée, asphyxiée par strangulation le 10/12/1998.

Celia Guadalupe, 13 ans, collégienne, violée, étranglée, torturée à l'arme blanche le 25/01/1993.

 

à la mémoire de toutes les femmes tuées pour crimes d'honneur :

Souad, brûlée vive pour avoir cédé aux avances d'un jeune voisin, en Cisjordanie en 2003.

Samia, 29 ans, enceinte, assassinée à Lahore sur ordre de sa mère parce qu'elle voulait divorcer, en avril 1999.

Reyhaney, 26 ans, exécutée par pendaison, après avoir été agressée sexuellement et avoir tué son agresseur, en Iran le 25/10/2014.


à la mémoire de toutes les femmes tuées pour leur orientation sexuelle :

Noxolo, tuée en raison de son homosexualité à Johanesbourg le 24/04/2011. Elle est l'une des 31 lesbiennes tuées pendant cette décennie en Afrique du Sud.

Vanessa, transsexuelle, torturée et tuée par la police le 11/02/2000 à Cordoba, en Argentine.

 

à la mémoire de toutes les femmes tuées après des viols de guerre :

Aïcha, violée puis tuée par 2 soldats serbes à Bosanski en Bosnie en septembre 1992

Jeannine, kidnappée par les forces démocratiques de libération du Rwanda, réduite à l'esclavage sexuel, morte infectée par le sida à Goma, au Congo le 07/11/2010

 

à la mémoire de toutes les femmes tuées pour leur désir d'autonomie :

Annie, à Biarritz, en septembre 2010, assassinée par balle par son ex-mari

Aïssatou, tabassée par son ex-compagnon, le 18/09/2016 en région parisienne, elle meurt des suites de ses blessures le 30 octobre.

Catherine, 51 ans, tuée par arme à feu par son mari qui a aussi étouffé leur fille Charlotte et abattu le chien, à Fontaine Le Bourg (76)

Marie, 41 ans, battue à mort par son compagnon le 26/07/2003 à Vilnius. Elle décède le 1 août.

Andrea, militante féministe bolivienne, écrasée sous la voiture de son ex-mari à La Paz, le 22/08/2015, alors que sa mère était invitée au Festival de cinéma.

 

Nous pensons aussi à toutes les femmes migrantes qui subissent la double peine parce que soumises à toutes sortes de violences, physiques, psychologiques, sexuelles, économiques, administratives, au cours de leur parcours migratoire.

 

 

A la mémoire des femmes du monde entier, assassinées, violées, brûlées, torturées, empalées, ... juste parce qu'elles sont des femmes, le Planning familial de Douarnenez vous invite à une cérémonire le 25 novembre à 18h sur la Place de l'Enfer. Après avoir apposé des plaques commémoratives, nous chanterons ensemble l'hymne des femmes, écouterons la Fanfare des Reuz Bonbon et partagerons un vin d'honneur offert par la municipalité.

Venez avec une fleur à déposer au pied du monument, éphémère...

 

 

Autour du 25 novembre, à Douarnenez, avec le Planning familial



Lorsque l’on pense aux violences faites aux femmes, émergent tout de suite les violences conjugales. Mais il existe d’autres formes d’atteintes au fait d’être une femme : comme celle de naître fille, le harcèlement sexuel au travail, la violence surprenante mais ordinaire dans une salle d’attente de médecin, la polygamie, la violence paternelle.
Et bien sûr l’atteinte au corps des femmes : le viol dans les pays en guerre, le droit de cuissage sur la servante, l’excision,…


 A l'occasion

de la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes,

le Planning familial de Douarnenez propose 3 manifestations.


mercredi 23 à 20h 45, au Club

Tyrannosaur

un film de Paddy Considine avec Peter Mullan et Olivia Colman

 


 vendredi 25 à 18h, Place de l'Enfer

Monument aux mortes

à la mémoire des femmes victimes de féminicide.
dépôt de fleurs, hommages, vin d’honneur
avec la fanfare Reuz Bonbon


dimanche 27 à 19h à l'Ivraie

La Compagnie Sucre d’OrgUe

 

se mobilise pour les femmes

 

avec la création d'une lecture spectacle  "T'es toi...Tais toi!"

 

en puisant dans la littérature mais aussi à partir d’un collectage de témoignages

 

élaboré par notre Compagnie en 2013 et qui donna lieu au spectacle « Voix de femmes » à Quimper.

 

 

 

Des respirations avec des chansons et une note d’espoir finale avec le texte « A celles qui naîtront après nous »... 

 

 

 

Quelques auteurs : Elsa Boublil, Zouk, Charles Juliet, Assita Kanko, Sorj Chalandon, Léonor de Recondo, Yannick Bellon, … 

 

 

 

Avec  les comédiennes Michèle Porcher et Céline Poli

 

 

 

 

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les sorties du Planning

 

 

Dimanche 13 novembre à 18h,

au Café-Librairie l’Ivraie à Douarnenez,

causerie animée par Elen Le Trocquer

sur « les Béguines ».

 

Qui sont les Béguines ?

 

"Au XIIIèmesiècle, dans le Nord de l'Europe, des femmes connues sous le nom de "Béguines" inventent une nouvelle forme de vie intérieure : ni moniales, ni épouses, elles rompent avec le statut féodal des femmes, sont à la fois actives et contemplatives, solitaires et solidaires, et gagnent leur vie de façon autonome, par des métiers manuels, en soignant ou en enseignant, et parfois ...écrivent des livres !"

 

 

 

Dans le Finistère... ou pas trop loin !

Stage de formation à Rochefort en Terre,

et perspective d'ouverture d'un Planning familial dans le Morbihan ???

 

Samedi 25 et dimanche 26 septembre, 5 militantes de Douarnenez ont participé à la formation organisée par la Fédération Bretagne du planning familial. Le stage, très intéressant, se déroulait dans un très chouette endroit : le Café de la Pente à Rochefort en Terre, et les stagiaires ont participé à l'opération "ceci n'est pas un cintre".

 

 

 

 

photo Jessie Magana   Jessie MAGANA

                              

Vendredi 23 septembre   20h- 22h

 

Maison Charles Tillon.  Douarnenez

( gratuit et ouvert à tous)

 

                                                                                           

 

Rencontre avec l’auteur Jessie Magana

 

Egalité filles-garçons ? Sexualité, Comment en parler aux enfants ?

 

Le groupe local du Planning Familial et la médiathèque Georges Perros accueillent

 

Jessie Magana,

 

auteure et éditrice, dans le cadre de l’exposition « Bien dans son genre »

 

 

Comment parler de l’égalité filles-garçons

 

Comment aborder les questions de sexualité avec les enfants ?
Cette rencontre sera l’occasion de dialoguer avec l’invitée autour de ces questions à travers ses ouvrages et son expérience

 

 

Dévoreuse de livres depuis toujours, Jessie Magana est née en  1974 en Haute-Savoie. Quand elle n'écrit pas, elle est éditrice indépendante et directrice de collection. Elle travaille sur des ouvrages historiques et de sciences humaines pour adultes et adolescents.

Elle anime des ateliers en milieu scolaire ou dans les bibliothèques ( ados’d’mots avec la Bibliothèque du Finistère)

 

 

 

 RENTREE AU PLANNING FAMILIAL Dz

Le Planning familial reprend ses activités régulières à partir du mois de septembre :

-          Défendre les droits de toutes les femmes

-          Promouvoir une éducation à la vie affective et sexuelle

-          Accompagner les femmes victimes de violences.

Les permanences d’accueil seront assurées tous les lundis de 17h 30 à 19h, au Centre Gradlon. Elles sont assurées par 2 militantes, formées à l’accueil et à l’écoute.

Notre pratique nous a montré que peu d’hommes viennent à ces permanences. Nous proposons donc cette année une deuxième permanence, le premier jeudi de chaque mois (à partir du 6 octobre), qui sera tenue par 2 militants masculins, au Centre Gradlon également.

Ces deux permanences, du lundi ou du jeudi selon leur préférence, s’adressent à toutes les personnes qui souhaitent se renseigner, parler, échanger, … au sujet de la contraception, l’avortement, les sexualités, la vie amoureuse, … quels  que soient leur sexe et/ou leur genre.

ATTENTION ! nouvelle adresse mail :  planningfamilial.douarnenez@gmail.com

Claire Serre-Combe, l'une des porte-parole d’Osez le féminisme ! : « Qu’ont en commun tous les défenseurs des arrêtés anti-burkini, dont Osez le féminisme ! a déjà rappelé la dangerosité pour les femmes musulmanes dans un communiqué paru le 24 août ? La laïcité ! Laïcité par-ci, laïcité par-là et, bien évidemment, un intérêt soudain pour « la cause des femmes ». (...) En tant que féministes, notre responsabilité est de défendre les femmes, toutes les femmes qui subissent des discriminations et autres violences #patriarcales, que cette discrimination émane d’une pression masculine religieuse ou d’une pression masculine économique, politique, familiale, etc. Si nous considérons le voile et le burkini comme des armes d’oppression, il en est de même pour la mantille portée dernièrement par une conseillère de François Hollande devant le pape. Et quand nous voyons un (ir)responsable politique tel que Laurent Wauquiez dire qu’il ne faut « rien lâcher sur la laïcité », alors même que M. Wauquiez est un grand ami et soutien de la Manif pour tous, nous avons la très désagréable impression d’être prises pour des abruties. Les catholiques réactionnaires savent très bien s’organiser pour lutter contre le principe même d’égalité (éducation à l’égalité, avortement et droits reproductifs, mariage pour toutes et tous, etc.). Pourquoi n’entend-on pas ces mêmes responsables politiques rappeler qu’au nom de la laïcité et des valeurs de la République, il ne faut rien lâcher sur ces sujets ? La laïcité, tout comme le féminisme, n’est pas à géométrie variable. Halte à l’instrumentalisation ! Lutter pour les droits des femmes, c’est se mobiliser contre tous les extrémismes religieux, se mobiliser contre toutes les manifestations du patriarcat. Est-il possible, au nom d’une conception dévoyée de la laïcité, d’exercer des pressions, des violences contre des femmes musulmanes ? La réponse est bien évidemment non. »

Douarnkini :

une baignade tout habillé pour dénoncer la grotesque polémique autour du "burkini"

Publié le , mis à jour le

Douarnenez: 50 personnes se sont baignées tout habillées pour dénoncer la grotesque polémique autour du burkini
© Claire Louet | A Douarnenez on se baigne tout habillé pour dénoncer la grotesque polémique autour du burkini
Maylen Villaverde

Une cinquantaine de militants du planning familial, d'humanistes et simples citoyens ont pris un bain de mer tout habillés, ce dimanche à Douarnenez. Objectif : dénoncer le côté grotesque de la polémique autour du burkini qui occupe tout l'espace médiatique depuis plusieurs semaines.

 

Robes noires, foulards, passe-montagne, pyjamas, ou costumes de marin... ce dimanche 28 août à Douarnenez une cinquantaine de personnes a pris un bain de mer tout habillé sur la plage des Dames. Parmi elles des militants du planning familial, des participants du festival de Cinéma ou de simples citoyens. Tous sont venus dénoncer à leur manière la grotesque polémique autour du burkini qui occupe les politiques et les médias français depuis déjà plusieurs semaines.
 

Ici on se baigne comme on veut, quand on veut et avec qui on veut ... et sans en faire une affaire d'état !

Voilà le message que voulait faire passer ce groupe de joyeux Penn Sardine. C'est donc dans une ambiance festive, conviviale et pleine de drôlerie que chacun et chacune est venu participer à ce bain collectif.

"Il faut faire quelque chose pour dénoncer l'absurdité des arrêtés anti-burkini et du tapage qui va avec"

L'initative est née vendredi soir dernier au Festival de cinéma de Douarnenez. Autour de la table des militants du planning familial, des féministes mais aussi de simples festivaliers qui se sont dit qu'"il fallait faire quelque chose pour dénoncer l'absurdité des arrêtés anti-burkini et du tapage qui va avec", nous explique Monique Prévost, une des responsable du planning familial de Douarnenez.

L'idée du bain de mer tout habillé s'est évidemment imposée d'elle même. Dès le samedi alors qu'aucune communication officielle n'a été faite, la proposition a circulé sur les réseaux sociaux et s'est propagée comme une traînée de poudre.  Au final une cinquantaine de personnes s'est jetée à l'eau aux alentours de midi. Le ciel étant lui aussi couvert, tout le monde est parti se réchauffer chez soi après une heure sur place ! 

Le respect des femmes avant tout

Pour Monique Prévost et tous les participants "il n'est pas question de défendre le burkini, il est question de respecter ces femmes". "Ces femmes sont contraintes, par leur mari, leur famille ou leur religion de porter ce vêtement" insiste cette dernière. En leur interdisant l'accès à la baignade dans les lieux publics la société française leur inflige donc une double peine et les oblige à rester chez elle et à se cacher. En conséquence les enfants aussi sont le plus souvent privés de plage.

C'est donc dans le pur respect des traditions douarnenistes et de leur esprit de dérision que l'opération s'est déroulée, sous les regards amusés des vacanciers.

Un planning familial toujours militant

Cette action reste dans la lignée de toutes celles menées jusque là par le Planning Familial de Douarnenez, à savoir le respect des femmes et de leurs droits. En novembre dernier ce même Planning familial avait suspendu des vêtements de femmes pour dénoncer les violences faites à ces dernières, rappelant ainsi que chaque année 150 femmes meurent sous les coups de leur conjoint.

DOUARNKINI

A Douarnenez, ce dimanche midi, plage des Dames
" On se baigne comme on veut, quand on veut et avec qui on veut!"
Sans en faire une affaire d'état!
Robe noire, foulard, passe-montagne, pyjama, costume de marin.... Tout cela dans une joyeuse ambiance, histoire de pointer avec humour et dérision, le côté grotesque des arrêtés anti-burkini et du tapage qui va avec.... sans cautionner le burkini mais en respectant celles qui le portent...

photo ouest-france
photo ouest-france

Des chanteuses dénoncent les violences faites aux femmes.

Elles se produiront au Festival du Bout du Monde à Crozon le 5 août.

 

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Des artistes maliennes chantent en faveur des droits des femmes :  Un collectif de chanteuses africaines mobilisées pour dénoncer les violences faites aux femmes et promouvoir leurs droits a chanté sur les rives de l'étang de Thau. à Mèze. le 22 juillet.....

Le groupe «Les Amazones» que réunit des voix célèbres du Mali; dont Mamani Keita, les griot-tes- Kandia Kouyaté et Rokia Koné, Mariam Doumbia, Pamela Badjogo, gabonaise bamakoise d’adoption, accompagnées par leur compatriote Mouneissa Tandina à la batterie et associées à quatre musiciens. D'autres artistes féminines (lnna Modia, Nneka...) ont pu ou pourront enrichir ce «all stars » ailleurs.

 Oumou Sangaré, qui dès 1989, à 21 ans. osait dans Moussolou (les femmes) - récemment réédité dénoncer les mariages arrangés et la polygamie. a participé à la première en France du collectif, à Marseille, en octobre 2015, lors de la Fiesta des Suds......

 En juin, a été lancé sur la toile le single des Amazones I Piay the Kora et une campagne de crowdfunding, Deux opérations destinées à contribuer au financement de la Fondation Panzi en République démocratique du Congo (RDC) qui accompagne le travail du docteur Denis Mukwege pour aider les victimes de viols collectifs dans la région des grands lacs.

 

Générosité communicative

 

. Repéré pour ses arrangements sur From Kinshasa. le disque du groupe congolais Mbongwana Star. formé par les dissidents de Staff Benda Biliii. le musicien électro Liam Farrell a travaillé sur l'album des Amazones d'Afrique qui doit paraître en 2017. Délivrée avec un parti pris instrumental rock (guitares saturées. batterie en mode binaire véhément). et un son brouillon, la proposition (pas suffisamment rodée ?) déçoit à Mèze. La générosité communicative des chanteuses sauve l’affaire. Devant la scène. on danse, on boit (entre autres le vin des vignerons de Picpoul de Pinet. partenaire de la manifestation) et on festoie.....

 Ont été organisés lors d'éditions précédentes des débats et tables rondes avec

des artistes (Abd al Malik. Gilberto Gil. Mouss et Hakim) sur des questions sociétales, raconte Monique Teyssier, directrice du festival. Et d'ajouter: «Les Amazones d’Afrique envoient un signal fort à travers ce projet. »

Pamela Badjogo nous explique travailler avec des associations impliquées dans la dénonciation de l'excision :‘ «Les politiques commencent à nous écouter. »

Keita ajoute en écho: « Il est temps de stopper l'excision. Ma fille, 19ans aujourd'hui. est née en France, mais j’ai eu peur de l’envoyer en vacances au Mali, car ma famille aurait été capable de I’exciser. ». Et les deux de lancer en chœur: «C’est notre devoir de lancer des messages pour dénoncer toutes les violences physiques et morales faites aux femmes.» D'autres chanteuses mènent ces combats. chacune à leur manière. Rokia Traoré (elle a chanté à Mèze la veille). sa compatriote Fatoumata Diawara et la Guinéenne Sayon Bamba. ou encore la béninoise Angélique Kidjo. Elles sont nombreuses. les amazones d’Afrique, en fait, femmes debout plaidant pour un monde moins brutal. plus sensé.

I

Elles se produiront au festival du bout du Monde à Crozon le 5 août

 

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(extraits d’un article de Patrick Labesse dans le journal LE MONDE daté du 26/07/2016)

 

 

 

 

 

 

Lundi 20 juin, Tébéo invite le Planning 29 dans son émission "l'instant T".
A écouter sur www.tebeo.bzh --->  le-replay

Le Planning a eu 60 ans ...

Soirée chaleureuse et sympathique au Run ar Puns vendredi soir.

Un moment particulièrement fort, quand nous avons entonné l'hymne des femmes !

Le PLANNING A 60 ANS : STOURM HA RIBOUL !

 

Venez fêter cet anniversaire et soutenir les actions du Planning familial 29

Vendredi 17 juin à partir de 18h au Run ar Puns à Châteaulin !

à 18h, le Planning militant : prises de paroles, slogans, hymne des femmes

à 19h, le Planning festif : apéritif offert, repas partageur avec quizz géant, gâteau d'anniversaire

à 21h, le Planning festif : lecture de textes par des comédiennes des Praticables, tour de chant par Hélène et Elsa du "Duo du bas".

participation aux frais libre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un gâteau surprise, en attendant le vrai Kouign aman

et une invitation radiophonique sur radio évasion : http://radioevasion.fr/audio/PDE_60ansduplanning_juin16PAD.mp3

 

A vendredi au Run ar Puns !

Pourquoi papa bricole et maman cuisine

 

 

 

Le groupe local du Planning familial de Douarnenez s'associe à la médiathèque Georges Perros pour proposer des rencontres autour de la littérature jeunesse

 

 

 

 

1er rendez-vous samedi 27 février à 11h à l'espace jeunesse de la médiathèque

 

 

Lecture d'albums autour de l'image des hommes et des femmes, des papas et des mamans, dans les albums jeunesse,

 

Car nous pensons qu'il n'est jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes: "les garçons costauds, les filles en rose, les mamans douces et les papas au boulot"  sont à nouveau très présent dans certains ouvrages .
Nous souhaitons proposer d'autres points de vue par la lecture d'albums et la discussion.

 

 

 

Cette rencontre s'adresse aux adultes, parents, grands- parents, éducateurs mais également aux enfants  !

 

 

entrée libre et gratuite

 

 

 

 

Dans le cadre des "sorties  du  planning"

le planning familial de Douarnenez

propose un échange, animé  par Elen le Troquer :
                                    
le féminisme en question
à partir de l’ouvrage «  les célibataires, des femmes singulières » de Geneviève Guilpain.
"Professeure de philosophie, formatrice de futurs professeurs des écoles  à l'IUFM de Livry-Gargan,  intervenant en particulier dans le domaine de la laïcité et de l'égalité filles-garçons, GENEVIEVE GUILPAIN  propose dans son ouvrage :  "LES CELIBATAIRES, DES FEMMES SINGULIERES"     une réflexion de philosophe  qui prend appui sur des écrits de femmes célibataires pour penser la condition et le sens du célibat, à travers  l'histoire, en France, du XVIIéme  au XXIéme siècle."


La soirée débutera par une action de soutien à Jacqueline Sauvage.

     À l'Ivraie,     dimanche 24 janvier à 18h

 

Le planning familial du Finistère et la Ligue des Droits de l’Homme soutiennent Jacqueline Sauvage.


Cette femme battue et violée par son mari pendant des décennies a été condamnée en appel à 10 ans de prison pour le meurtre de ce dernier. Son seul recours est désormais la grâce présidentielle.
Nous nous mobilisons pour que soient entendues nos voix et nous vous proposons 3 rendez-vous :
à Quimper,  samedi 23 janvier à partir de 10h 30, autour des Halles et sur le marché
à Concarneau, samedi 23 janvier à partir de 11h dans les Halles,
à Douarnenez, dimanche 24 janvier à 18h à l'Ivraie, à l'occasion de la soirée d'échanges sur le féminisme.

Nous lirons en chœur la lettre écrite par les Effronté-E-s à Jacqueline Sauvage à travers le marché.
https://effrontees.wordpress.com/2015/12/26/soutien-a-jacqueline-sauvage/

Nous distribuerons ce texte afin d’inciter un maximum de personnes à signer la pétition pour que le Président de la République signe la demande de grâce. Elle comporte déjà plus de 200 000 signatures actuellement, l’objectif est de 300 000 signatures avant de la déposer.
https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-accordez-la-gr%C3%A2ce-pr%C3%A9sidentielle-%C3%A0-jacqueline-sauvage

Communique de presse - assemblee generale extraordinaire du planning familial du finistere                   

Une assemblée générale extraordinaire du Planning familial 29 s'est réunie le 19 décembre à 16h, Maison Charles Tillon à Douarnenez, en présence de Danièle Lanssade, élue au bureau national de la Confédération. Elle regroupait des adhérent-e-s des 3 groupes locaux du Finistère : Brest, Concarneau et Douarnenez et a statué sur la situation du Planning familial à Brest.

 

A Brest, le Planning familial oeuvre depuis 15 ans pour :

- l'accueil des personnes sur toutes les questions touchant la sexualité

- l'information et l'éducation, y compris dans les établissements scolaires, grâce à l'agrément du Ministère de l'Education nationale

- la formation de personnels relais

- l'accompagnement des femmes victimes de violences.

Grâce à ce travail, il est aujourd'hui bien reconnu par les institutions sur l'ensemble du département.

 

Après le départ de plusieurs de ses membres, le groupe de Brest va devoir suspendre momentanément ses permanences d'accueil à LCause. Mais, un noyau de personnes désirant s'investir est en train de se constituer et, après des stages de formation et une nouvelle organisation, il pourra poursuivre toutes ces missions sur Brest et sa région.

C'est dans ce sens, que s'est prononcée l'Assemblée générale extraordinaire.

 

Compte tenu de la situation à Brest, le siège de l'association départementale est transféré au Centre Gradlon, Impasse Jean Quéré à Douarnenez.

 

Les deux autres groupes locaux continuent à fonctionner :

Douarnenez : planningfamilial.douarnenez@gmail.com.     Téléph : 07 82 08 75 08.       http://planningfamilialdz.jimdo.com

permanences le lundi de 17h 30 à 19h au Centre Gradlon à Douarnenez (sauf pendant les vacances scolaires, mais nous restons joignables pour un rdv en urgence)

 

Concarneau : planningfamilial.concarneau@gmail.com

 Centre social La Balise. 5 rue Colonel Moll. 29900 Concarneau

Le Planning familial est dans le collectif "Fratenite!"

Une partie des représentants des 21 associations formant le collectif «...Une partie des représentants des 21 associations formant le collectif « Fraternité ! », à l'initiative de cette rencontre inédite.

Un collectif d'associations, baptisé « Fraternité ! » et mené par Rhizomes, organise une matinée festive et conviviale de dialogue, pour mieux comprendre la Syrie, le Kurdistan, les migrants, la situation à Calais et se situer dans le contexte actuel... Ce sera samedi autour des halles.

 

« Grâce à des événements comme le Festival de cinéma où celui des Arts dînent à l'huile, Douarnenez est véritablement devenue une ville d'échanges, une ville d'accueil », rappelle Caroline Troin, qui fut longtemps codirectrice du Festival de cinéma et qui s'est à présent investie au sein de Rhizomes, une association culturelle également basée sur l'échange.

Échanger avec des témoins directs


Ce caractère fraternel a été meurtri par les attentats de Paris. Il fallait comprendre, décrypter, faire le tri dans le flot continu d'informations. « Nous avons tous besoin de nous retrouver, d'en parler », résume Yuna Le Braz, initiatrice de feu Les Arts dînent à l'huile. Pour passer à l'acte, 21 associations locales se sont groupées en collectif, qui s'est baptisé « Fraternité ! ». Outre le festival et Rhizomes, on y trouve, pêle-mêle, Amitiés kurdes de Bretagne, le Planning familial, Emglev bro Douarnenez, le Mouvement de la paix, Douarnenez-Rashidiyé, Initiatives citoyennes, le collectif de la Meute, la MJC, la maison solidaire de Kermarron, la fanfare À bout de souffle, la compagnie La Obra, Daoulagad Breizh... Dans leurs actions, ces diverses associations ont eu l'opportunité d'être en contact avec des témoins directs, acteurs ou rapporteurs des différentes problématiques qui agitent l'actualité mondiale. La Syrie, le Kurdistan, les migrants, la situation à Calais...

Envoyer un message de fraternité


Samedi matin, entre 10 h et 13 h, « dans une ambiance festive et conviviale » comme sait le faire Douarnenez, des témoins seront là, comme Maryam Samaan, jeune artiste syrienne ou la journaliste Laëtitia Gaudin, qui sera de retour de la « jungle de Calais »... « Ce ne sera pas un rassemblement militant, il n'y aura pas de pancarte, pas de défilé, tient à préciser le collectif. Ce sera juste une occasion fraternelle pour se parler, s'informer, réfléchir à l'accueil des migrants, à l'action que l'on peut mener d'ici. Un moment pour regarder des films courts, manger des baklavas au son de la fanfare À bout de souffle et pourquoi pas apprendre des danses kurdes... Une occasion pour envoyer un message de fraternité ».

Aider les réfugiés avant l'hiver


Entre 10 h et 13 h samedi, autour des halles, « Fraternité ! », ce sera des prises de paroles, des expositions, des panneaux d'information, du théâtre, de la musique, des projections, des lectures, mais aussi de la restauration, avec des soupes et des gâteaux. Des artistes comme la compagnie Tintamar ou Le Fieffé Fou ont souhaité se produire gratuitement pour l'occasion ; des maraîchers et des boulangers donneront des produits pour le casse-croûte ; l'affiche, sur laquelle on peut lire le mot Fraternité en français, en kurde, en breton et en arabe, a été réalisée gratuitement par le plasticien-photographe Gildas Bitout. Une collecte pour les gens qui vont devoir affronter l'hiver dans le camp de réfugiés de Diyarbakir au Kurdistan sera organisée.

Pratique
« Fraternité ! », samedi, place des Halles, de 10 h à 13 h. Rencontres, expos, musique, films...

© Le Télégramme, le 9 decembre 2015

WEEK-END DE FRATERNITE A DOUARNENEZ  les 11 et 12 décembre.

 

Qu’est-ce qu’un(e) réfugié(e) poétique ? C’est une personne qui fuit tous ceux qui cultivent « la plante de la peur » et réussit, par le poème, à échapper au « géant » multiforme qui cadenasse les vies « afin que le rêve ne puisse pas s’enfuir en souliers de satin rouge ». C’est une épouse qui pleure et comprend : « Un mari a forcé la vie à m’oublier ». C’est un errant qui porte partout son petit bagage triste : « Chaque fois / que j’ouvre ma valise / il en sort de la poussière ».

Quelques mots empruntés à Maram al Masri, et à Vincent Rouillon , auteur d’un article plus complet https://blogs.mediapart.fr/edition/le-printemps-des-poetes/article/151112/maram-al-masri-refugiee-poetique-par-vincent-rou

pour vous rappeler qu’il vous est encore possible d’aller écouter Maram, en français pour les échanges et en arabe pour ses poèmes
ce vendredi 11 décembre à 18H, Auditorium Médiathèque Georges Perros à Douarnenez, gratuit
- 18H / projection film 52’ « La poétesse aux pieds nus » de Bernard Louargant 
-19H /  échanges et lectures 
et le lendemain, rendez-vous pour dire notre fraternité autour des Halles de Dz, dès 10H 

Maram Al-Masri, réfugiée poétique par Vincent Rouillon

La poétesse syrienne Maram al-Masri, née en 1962 à Lattaquié, vit en France. Un pays dont elle a choisi la langue, aux côtés de la sienne.


La Syrie, son chant. Bien des poètes syriens ont choisi d’écrire en français, nous faisant ainsi participer à l’incomparable puissance poétique de la langue arabe. Le don de la poétesse Maram al-Masri est plus précieux encore, car non seulement elle écrit dans les deux langues, mais elle ‘‘se traduit”.
Se traduire : offrir et s’offrir au croisement de deux systèmes symboliques usuellement exclusifs : être à la fois mystique et agnostique, sage et philosophe, poète avant-gardiste et aède de toujours... En confiant aux deux langues la profondeur de son écoute et la plénitude fragile de son chant, elle confère généreusement au français le statut de langue d’accueil pour les réfugiés poétiques.

 

Qu’est-ce qu’un(e) réfugié(e) poétique ? C’est une personne qui fuit tous ceux qui cultivent « la plante de la peur » et réussit, par le poème, à échapper au « géant » multiforme qui cadenasse les vies « afin que le rêve ne puisse pas s’enfuir en souliers de satin rouge ». C’est une épouse qui pleure et comprend : « Un mari a forcé la vie à m’oublier ». C’est un errant qui porte partout son petit bagage triste : « Chaque fois / que j’ouvre ma valise / il en sort de la poussière ».

 

L’écriture de Maram al-Masri, violemment signifiante, recueille des traces dont la pureté de trait dit tout du poids de l’être qui les a déposées – la nécrose irréversible de l’âme derrière le regard terne, l’incapacité d’être derrière le sourire contraint, la vérité du désir derrière la séduction standardisée, la beauté du plaisir au-delà de la brutalité. C’est avant tout une poésie des femmes, dénonçant le monde immense d’irrespect, de violence et de non-reconnaissance dans lequel elles sont contraintes de vivre. Il y a des douleurs inacceptables qui étreignent les femmes dans toutes les civilisations, telle est l’évidence que démontre l’enquête poétique (pudeur et vérité) Les Ames aux pieds nus. De l’espoir aussi. Et s’entrevoit un monde inconnu, fait de beaucoup, beaucoup de respect et d’un petit peu moins de solitude, de vieillesses isolées, d’unions forcées, de viols dissimulés.

 

La révolte pour la condition des femmes – rigueur légère, colère retenue – n’ignore pas que l’universelle domination masculine sur les femmes forme la matrice de toutes les oppressions interhumaines, de race ou de classe – leur grammaire première. « Ce ne sont pas que les femmes qui sont victimes, mais aussi des peuples, […] les dominés, les humiliés de toute nature. » Maram al-Masri ajoute : « Il existe une issue, une sublimation de toute cette misère subie, … c’est la poésie », cette parole libre qui peut refaire autrement le monde et transmuer la douleur en désir, le désir en plaisir et la jouissance en partage de l’âme : « Qui de nous deux crée l’autre / elle ou moi ? / ne suis-je pas un passage vers elle ? / n’est-elle pas un passage vers moi ? » Echo de Sapphô. Du Cantique des cantiques. Du mystique médiéval Ibn Arabî.

En décrivant la dictature du désir dépossédé (« Quelle sottise ! / Au moindre grattement à la porte de mon coeur / il s’ouvre. »), Maram al-Masri s’interroge sur la liberté, condition de l’amour. « Est-ce un crime de vivre dans un pays / où on pend par le cou / la liberté ? » Faut-il partir ? Résister ? Comment ne pas penser à la Syrie d’aujourd’hui, où s’avance le noir d’une répression affolée et affolante ?

 

Vincent Rouillon, docteur de l'EHESS en philosophie des arts, compositeur, rédacteur de la FNCC

Extrait de la Lettre d’Echanges n°79 (décembre 2011), lettre électronique de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC)

Atelier travaux manuels - samedi 21 novembre                     au centre gradlon - anne-maryse nouqueret

Les militantes du Planning familial se préparent à faire les "femmes sandwich" pour dénoncer les violences faites aux femmes, lors de l'accrochage des robes mercredi 25 novembre à 18H, Place de l'Enfer à Douarnenez

 

On vous attend avec votre robe et d'autres slogans !

MERCREDI 25 NOVEMBRE, JOURNEE INTERNATIONALE POUR L'ELIMINATION DE LA VIOLENCE A L'EGARD DES FEMMES

Comme à Pristina, venez à Douarnenez accrocher une robe sur les cordes à linge tendues Place de l'Enfer.

 

« Il nous incombe, à nous tous, de prévenir et de combattre la violence à l’égard des femmes et des filles, en commençant par remettre en question la culture de la discrimination qui la perpétue ». M. Ban Ki-moon


A Douarnenez, place de l'enfer, 18h, installation symbolique

accrochage de 150 robes sur des fils à linge évoquant les 150 femmes qui meurent chaque année en France sous les coups de leur compagnon. Ces vêtements sont leurs voix qui ne sont pas entendues, ils sont le portrait de toutes ces victimes.

Référence à l'artiste Kosovare Alketa Xhafa-Mripa (photo ci-dessus)


samedi 21 novembre de 10h à 12h

RV sur les marchés de Treboul et Douarnenez . Les personnes qui le souhaitent sont invitées à apporter une robe ou jupe qui sera accrochée mercredi. Moment d'échange sur cet évènement.


Mercredi 25 novembre à 18h : Inauguration de l'installation place de l'enfer.
Accrochage des robes (les personnes qui le souhaitent pourront accrocher leur robe).

Propositions musicales et animations diverses ( fanfare les «reuz bonbons» Marcel Jouannaud, jeunes de la Maison familiale de Poullan et de la Mission locale de Cornouaille).

En cas de pluie, repli dans le hall du musée du bateau et de la médiathèque.
Evénement organisé par le Planning familial avec le soutien de la Ville de Douarnenez.

 

Vendredi 27 novembre à 20h45

projection de “Refugiado"film colombien (2015)au cinéma Le Club

 

Dénonçons toutes les formes de violences,

refusons toutes les dominations,

rompons le silence qui entoure les violences sexuelles,

soyons solidaires !

 

http://femmesennoirmontbrison.over-blog.com/2015/06/de

Journee senegal dans le cap-sizun                     samedi 6 et dimache 7 novembre

 

17 h, samedi 7 novembre 2015, au théâtre Madec d’Esquibien (gratuit).

Documentaire 1 :  Sénégal des femmes d’exception, en présence de sa réalisatrice Laurène RENOUX


Synopsis : Ce webdocumentaire donne la parole aux femmes sénégalaises. Qu’elles travaillent dans le secteur sanitaire, éducatif,
économique ou culturel, ces femmes sont au coeur des problématiques actuelles et des nouveaux enjeux de leur pays.
« Sénégal, des femmes d’exception » établit un état des lieux de leurs conditions de vie et des combats qu’elles mènent. Pour
aller à leur rencontre, la réalisatrice a suivi un voyage solidaire organisé sur la côte ouest du Sénégal pendant lequel douze
Françaises ont partagé le quotidien de leurs homologues sénégalaises. Qu’il s’agisse des voyageuses, des Sénégalaises, des
organisatrices du séjour ou de la réalisatrice, la singularité de ce webdocumentaire tient dans son regard essentiellement
féminin.


Analyse : Ce webdocumentaire met en exergue la place prépondérante de la femme dans la société sénégalaise. A travers douze
portraits de femmes provenant de milieux divers et variés, tels que l’éducation, la santé, l’économie et la culture, ce sont leur
courage et leur résilience face aux défis et obstacles rencontrés qui sont le fil conducteur de tout ce documentaire. En effet,
leurs homologues françaises, venues à leur rencontre, posent un regard admiratif et surpris sur ces femmes qui avec force et
pugnacité transcendent les obstacles et les difficultés liés à leur environnement mais également à leur condition de femmes.

 

Qui êtes-vous Laurène Renoux ?  Qui êtes-vous Nadine Diop ?
Laurène : « J’ai 29 ans, je suis reporter d’images et réalisatrice de webdocumentaires dont mon dernier qui traite
de la condition des femmes au Sénégal, reportage conceptualisé. Il a une double thématique : il traite de la
positions de 12 femmes sénégalaises dans leur quotidien et, en parallèle, il traite des voyages solidaires, auquel
ont participé des voyageuses françaises. Ces dernières introduisent les portraits de chacune des Sénégalaises,
notamment dans la bande-annonce pour accompagner l’internaute. C’est à cette occasion que j’ai rencontré
Nadine DIOP, coproductrice de ce webdocumentaire qui comme femme engagée a créé l’association Tche
Kanam. C’est à travers elle, amoureuse engagée auprès de toutes ces femmes battantes, pleines d’initiatives, que
j’ai pu construire mon film. Notre objectif était de donner la parole à des femmes qu’on n’entend pas d’ordinaire.»
Nadine: « Je travaille avec la maternité de Nianing au Sénégal et la pouponnière ONG Vivre Ensemble Madesahel
de Mbour (www.tche-kanam.org). Le but de l’association est de participer au développement de l’éducation préscolaire
dans la région de Mbour. Deux écoles ont été construites, elles accueillent environ 120 enfants de 3 à 7 ans.
Nous avons aussi établi un partenariat entre la maternité du village de Nianing et le Ben’tenier, mon campement à
Nianing, sur la Petite Côte. A chaque naissance à la maternité, la sage femme donne une ordonnance à la maman
qui lui permet de venir chercher un paquet naissance au Ben'tenier composé de vêtements et de jouets pour bébé.
La pouponnière, elle, accueille actuellement plus de 140 enfants. C’est aussi un lieu d’accueil pour des adolescents
français en séjour de rupture. »
« De nombreux voyageurs qui ont séjourné au Ben’tenier sont membres de l’association et participent activement
au fonctionnement de Tche-Kanam dont le siège social est en Bretagne. « (Contact : Mme Carimalo, 8 rue Jean-
Jaurès, 22 600 Saint-Barnabé)

 

Laurène Renoux, lauréate des 1ers pas de l’aventure Du Grand Bivouac d’Alberville
« C’est incontestablement une jeune femme engagée, commente Sylvie Brieu, grand reporter et écrivain, présidente du
jury 2015 des 1ers Pas de l’Aventure. Elle fait entendre la voix de femmes sénégalaises qui, malgré l’adversité, portent
dans leur pays, aussi bien pour les hommes que pour elles-mêmes, la voie du changement. Et nous avons apprécié le
rendu très professionnel qu’elle en fait » .

 

Dimanche 8 novembre à 17H au cinéma Le Goyen, Audierne (tarif Goyen)

Cinéma documentaire n°2 : « « Congo, un médecin pour sauver les Femmes » film de la Sénégalaise Angèle DIABANG


« Après avoir lu un article dans le quotidien Le Monde (Paris) sur les crimes de viols commis dans le Sud Kivu, province à l’Est de la République Démocratique du Congo, Angèle Diabang se sent interpellée par ces faits lourdement tragiques qui perdurent depuis des décennies, au su et au vu de toute la communauté internationale.
Comme beaucoup d’autres, elle est indignée, comme moins d’entre eux, elle se demande qu’est-ce
qu’elle peut faire…Un Ange descend en enfer !
Quand Angèle démarre son projet, le Docteur Denis Mukwege opère depuis des années. Il tient une clinique dans l'hôpital de Panzi qu'il a fondé et où 40.000 femmes sont soignées. Il sera ravi à l'idée que ce soit une femme africaine qui est à l'origine du projet. Il lui propose de venir avec lui, afin de le suivre dans son quotidien. Dans la clinique du docteur, 65% du personnel sont des femmes.
Heureusement, Angèle a choisi son équipe de tournage, avec soin : une équipe assez légère, entièrement constituée de femmes. » (africiné.org).

 

 

Qui êtes-vous Angèle Diabang ?

Réalisatrice documentariste et productrice pour qui tout a commencé dans les années 2000 à Dakar, associée et cofondatrice de la société de production française Les films du Paquebot crée en 2013. Contact : karoninka.films@gmail.com
Née à Dakar, Angèle Diabang est formée au Média Centre de Dakar, à la FEMIS à Paris, à la Filmakademie en Allemagne et au programme de formation de production Eurodoc. Elle débute comme monteuse avant de réaliser, en 2005, son premier court-métrage documentaire « Mon Beau sourire », montré dans plus d'une cinquantaine de festivals. Elle crée sa société de production Karoninka en 2006 et réalise les documentaires «Sénégalaises et Islam » en 2007, « Yandé Codou, la griotte de Senghor » en 2008 et « Congo, un médecin pour sauver les femmes » en 2014.
Angèle développe actuellement son premier long-métrage fiction, une adaptation du roman « Une si longue lettre » de Mariama Bâ qui a été sélectionné à la Fabrique des cinémas du Monde à Cannes 2014.
En plus de ses films, Elle a produit une douzaine de films documentaires et fictions diffusés à travers le monde. Ces films ont aussi été présentés et primés dans de grands festivals internationaux. Ils ont été diffusés sur des télés comme Arte, France 5, TV5, France Ô, Canal Horizons, SBS Australie, dans le réseau de CFI ainsi que sur plusieurs chaînes régionales françaises et tv africaines.
Depuis mars 2014, Angèle est la Présidente du conseil d'Administration de la société de gestion collective du droit d'auteur et des droits voisins du Sénégal.
Après avoir arrêté ses études de droit, Angèle suit un stage de montage au Centre culturel français (Ccf) sous la direction de Pape Gora Seck en 2000 tout en commençant sa vie professionnelle en tant qu’assistante de direction. Ce stage l’orientera vers sa formation principale : réalisation audiovisuelle au Média Centre de Dakar. Elle passe le concours en 2003, et entame une formation de 10 mois orientée sur le documentaire. Membre du jury long-métrage au FIFF (Festival international du film francophone de Namur) en 2013 ; en 2011, à Bruxelles, Angèle Diabang-Brener a été sélectionnée au forum de production. (Le Quotidien 11/08/09,).
Un regard neuf. Faire évoluer les regards portés sur le Sénégal et l’Afrique en général, c’est le désir et la réalisation d’Angèle : « J’ai créé ma boîte de production Karoninka en 2006 pour réaliser le film auquel je tenais « Yandé Codou, la griotte de Senghor » car ce fut le 1er président sénégalais à avoir une femme griotte, alors que les rois de naguère et les grands hommes politiques s’entouraient de griots. La façon dont nous montrons notre culture doit changer le regard des autres sur nous-mêmes. En Afrique subsaharienne, nous ne sommes pas nombreuses dans la production. »

 

Réalisations d’Angèle DIABANG

Yande Codou, la griotte de Senghor
Sénégalaises et Islam
Mon beau sourire
When an angel meets an angel
Mame Booy et Saraba
Co-réalisations
Congo, un médecin pour sauver les femmes (le 22 octobre 2015 projection au Maysles Cinema de New York; cinéma de Harlem, avec Panzi Foundation USA ; le 17 octobre à Anvers ). (in site karoninka.com)

 

Distinctions d’Angèle Diabang

Sélectionnée au Festival Panafricain de Cannes 2013 avec "Mon beau sourire", cinq minutes de plaisir filmique et de jeu de montage sur le thème du tatouage des gencives, en renouvelant radicalement l'écriture avec une impressionnante maîtrise.
Prix Graine de Doc au Palmarès du Festival Doc de Lyon, 2005, pour Mon beau sourire.
Sélectionnée au Duban International Film Festival 2009, 30e édition avec « Yandé Codou » pour la richesse, la valorisation de l'oralité africaine à travers la poéticité, la rhétorique et l'esthétique de ces chants et louanges : une spécialité coutumière des
griots en Afrique…La répétition, la litote, l'hyperbole et la métaphore sont autant de styles qu'on voit à travers le merveilleux travail de la griotte… L'exhaustivité du contenu thématique, la qualité de la griotte, l'éminence de Senghor, la crédibilité des
personnes intervenantes et l'organisation chronologique du récit sont remarquables dans ce qui donne de la grandeur à ce film qui s'impose dans le jugement dernier du jury documentaire au cours de ce festival (in Week End 27/07/09).

 

Qui êtes-vous Dr Mukwege ?

Nom de naissance
Denis Mukengere Mukwege Alias « L'homme qui répare les femmes »1.
Naissance : 1er mars 1955 (60 ans)  Bukavu (Sud-Kivu)  Congo belge
Nationalité : Congolaise
Profession : Gynécologue
Activité principale : Militant des droits de l'homme
Formation : Université du Burundi, Université d'Angers, Université libre de Bruxelles
Distinctions : Chevalier de la Légion d'honneur, Prix des droits de l'homme des Nations unies (2008), Prix Olof Palme (2008)
Right Livelihood Award (2013), Prix Sakharov (2014)

 

Distinctions pour le Dr Denis Mukwege
STANDING OVATION POUR Dr MUKWEGE A BRUXELLES
La colère d’Hippocrate : le docteur "répare" les femmes mutilées par des viols pendant les guerres
Jeudi 24 septembre 2015 à l’amphithéâtre K de l’ULB, Université Libre de Bruxelles, à l’unanimité du jury, il a été conféré au Docteur Denis Mukwege le grade de docteur en sciences médicales de l’ULB après la défense de sa thèse intitulée : « Etiologie,
classification et traitement des fistules traumatiques uro-génitales et génito-digestives basses dans l’est de la RDC. »
En République démocratique du Congo, le viol est une arme de guerre. En une douzaine d'années, le gynécologue Mukwege a opéré plus de 30 000 femmes violées et mutilées.
Menacé, ce médecin, considéré comme un héros, continue son combat. (in#ActuElles).
« Depuis 15 ans je suis témoin des atrocités commises sur des femmes et je ne peux pas resté les bras croisés ; dans les zones de combat, les batailles se passent sur le corps de femmes. Une stratégie de guerre véritablement efficace. »

Rentree du planning familial douarnenez                                                  le 2 octobre au cinema le club

18h, rencontre -échanges avec les adhérents (entrée gratuite)

19h, film : Summer de Alanté Kavaité (2014)

20h 30, apéro/ casse-croûte

21h 15, film : le cercle de Stephan Haupt.

 

(entrées pour les films aux tarifs habituels, participation libre pour le casse-croûte)

 

Chers adhérent-e-s, cher-e-s ami-e-s

après une année de transition, entre déménagement et renouvellement de l'équipe des militant-e-s,  le groupe local du Planning familial de Douarnenez présente pour l'année écoulée, un bilan d'activités assez chargé. Les perspectives pour l'avenir sont plutôt satisfaisantes, voire même ambitieuses pour l'équipe de bénévoles que nous sommes !

Afin de remplir au mieux nos missions, nous avons tou-te-s particpé à des formations et nous avons accompagné le groupe de Concarneau en cours de constitution.

Nos actions ont été de quatre types :

- permanences d'accueil et d'écoute, accueil de personnes sur rendez-vous.

- interventions dans le cadre des  séances d'éducation à la sexualité .

- actions militantes :  Journée internationale contre les violences faites aux femmes, 40ème anniversaire de la loi Veil, Journée internationale pour les Droits des Femmes...

- actions de communication et de sensibilisation par l'organisation des « sorties du planning » une fois par mois environ.

 

Afin de vous présenter plus en détail toutes ces actions, de vous remercier de les avoir soutenues ou d'y avoir participé, d'échanger avec vous sur nos perspectives d'avenir… et de renouveler, éventuellement, votre adhésion !  nous vous invitons à une soirée conviviale (et si vous le souhaitez, cinématographique)  le 2 octobre prochain au cinéma Le Club.

Soirée en Hommage aux femmes engagées,                  vendredi 12 juin au cinema le club

Merci à toutes et à tous d'être venus, vous êtes 120 à vous être déplacés pour cette belle soirée!!


Soirée organisée par Le Planning Familial de Douarnenez


1ère partie: Engagement au féminin

 

18h30 Spectacle « La Grève » proposé par la Compagnie l’Accordé : Sabine Corre Séruzier et son accordéon relatent la révolte des Penn Sardin en 1924. (40 minutes) 

Récit de la lutte des ouvrières d’usines en grève en 1924 contre les patrons des conserveries, rythmé par des chants de sardinières.

 

19h30 Documentaire sur Joséphine Pencalet « Aux urnes universelles. 1925 : Joséphine Pencalet, une pionnière » (26 minutes.

A l’occasion du 70ème anniversaire du vote des femmes, Anne Gouerou dresse le portrait de la première femme élue en Bretagne, en 1925, à Douarnenez, à une époque où les femmes n’étaient ni électrices, ni éligibles.

« Le film – à travers les regards croisés d’historiens, de sa petite-fille et de son arrière-petite-fille – dresse un portrait touchant de cette courageuse pionnière. Il témoigne de cette difficile entrée en politique, du rejet que cette expérience provoqua mais aussi de l’indestructible fidélité de Joséphine Pencalet à ses convictions ».

Suivi d’un échange en présence de :

·        Anne Gouerouréalisatrice, journaliste et chargée de production audiovisuelle

·     Fanny Bugnonhistorienne spécialiste de l'Histoire des femmes à l'université Rennes 2. Outre ses travaux sur Joséphine Pencalet, qui lui valent d'intervenir dans le film d'Anne Gouerou, elle vient de publier un ouvrage « Les amazones de la terreur » sur la violence politique des femmes. 

·        Hélène et Annaig Pors petite-fille et arrière-petite-fille de Joséphine Pencalet

 

Pause


 20h30 Poursuite des échanges autour d’un apéro casse-croûte partageur

 

2eme partie: Engagement universel


21h15 Film « On est vivants », film de la Chilienne Carmen Castillo (1h43)

Documentaire qui pose des questions essentielles : De quoi est fait l’engagement politique aujourd’hui ? Est-il encore possible d’infléchir le cours fatal du Monde ?             

 

La prochaine édition du Festival de cinéma de Douarnenez sur les Andes, accueillera Carmen Castillo qui y présentera son film.

 

En partenariat avec Toile d'Essai, le Festival de Cinéma de Douarnenez, Les Mémoires de la Ville et Beo Media.


Tarifs pour la soirée complète : 10€ (tarif plein), 7€ (tarif réduit) et 5€ (tarif enfant)

                                           Tarifs pour la 1ère ou 2ème partie : 7€, 5€ ou 3.80€

TRANSIDENTITE- vendredi 22 mai 20h QUIMPER


À l'occasion de la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie du 17 mai*, la LDH Quimper, membre du collectif La Bretagne dit non à l'homophobie et la transphobie, vous invite au DÎNER-DÉBAT "TRANSIDENTITÉ: COMPRENDRE ET ACCOMPAGNER" le VENDREDI 22 MAI. Rendez-vous à 20H à L'Effet Papillon, 22 Rue de Douarnenez à Quimper. 

Notre invité est TOM REUCHER, psychologue clinicien http://syndromedebenjamin.free.fr/

COMPRENDRE: quelle est cette "zone de flou" dans laquelle se trouvent de nombreuses personnes transidentitaires, tout particulièrement au niveau des droits fondamentaux (santé, droit, travail, ...) et de la dignité (ostracisme, transphobie) dans la société française actuelle?

ACCOMPAGNER: Quelles stratégies développer pour faire progresser les mentalités et soutenir de façon concrète les personnes qui en ont besoin?

Participation libre. 

Réservations (pour le dîner délicieusement bio et aux tarifs très raisonnables): 02 98 74 29 25

Merci de partager cette invitation dans vos réseaux respectifs, y compris NOMINATIVEMENT ici. A très bientôt!

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* Le 17 mai 1990, l'homosexualité était retirée de la liste des maladies de l'OMS. Depuis, chaque année, cette date est la Journée internationale de lutte contre l'homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie ouInternational Day Against Homophobia, Transphobia and Biphobia - the Global page (IDAHOT).

LA VIE EN REUZ - 22,23 et 24 mai à Douarnenez

 

 

Durant le festival de fanfares "La Vie en Reuz", le Planning Familial de Douarnenez va tenir un stand dans la soirée. Nous serons ravis de vous accueillir pour échanger, discuter... Nous mettrons également en vente l'affiche des 360 Finistériennes et nous mettrons à disposition des préservatifs masculins et féminins.

 



A ce week-end!!!

 

 




(Pour plus d'informations et pour connaître le programme, cliquez ICI)

Week-end de formation départementale le 8 mai 2015 à douarnenez

Le week-end du 8 mai, nous avons eu une formation départementale à Douarnenez, animée  par Danièle Lanssade, membre du bureau National et coordinatrice formation de la fédération régionale régionale aquitaine du MFPF, et Monique Prévost, du groupe local de Douarnenez.

 

Une quinzaine de militantes et de militants de Concarneau et de Douarnenez étaient présents (malheureusement, aucune Brestoise n’était disponible).

 

C’était un week-end enrichissant, nourri d’échanges et de partages, qui va permettre à chacune et chacun d’entre nous de continuer à militer au Planning avec encore plus de motivation. Vivement la prochaine formation !

 

 Mersi bras Danièle ! Ha Monique ivez evel just !

 

FORUM INTERSEXE EUROPEEN - 29 et 30 juin

Douarnenez


"En charge avec Solenn, pour le festival, de l’organisation et coordination du Forum Intersexes 2015 à Douarnenez, nous vous adressons les éléments de ce qui s’organise à Douarnenez : la première rencontre politique européenne sur les situations, mobilisations et revendications des personnes intersexes, qui ponctue une résidence de 8 jours d’une trentaine d’Intersexes de la planète (Canada, Costa Rica, USA, Argentine, Congo, Grande Bretagne, Taïwan, Bulgarie, Allemagne, Nouvelle Zélande, Belgique, Maroc, France)

 

Cette rencontre a une dimension politique certaine, dans la mesure où il s’agit d’aborder toutes les problématiques auxquelles sont confrontées les personnes intersexes, au plan des droits, de la santé, de la psychiatrisation, des situations sociales, etc., afin de faire avancer en France (et en Europe) une législation bien en retard et bien rétrograde pour la reconnaissance des droits des personnes Intersexes et avec elles, des personnes Trans’, législation qui continue de laisser se produire les tortures dénoncées par l’ONU et le Conseil de l’Europe.

Les premiers concernés que nous souhaitons cibler sont les professionnels de la santé -des hôpitaux entre autres- (ministère, CNRS, comité d’éthique, Inserm, endocrinologues, chirurgiens, pédiatres, gynécologues, PMI, psychiatres), viennent ensuite toutes les institutions ou associations qui interviennent sur la protection des droits humains.

L’éducation (l’information, la connaissance des problématiques, la communication) est centrale.

 

Vous comprendrez que le Planning familial est aux première loges concernant la question Intersexe.

Nous débutons « la campagne » en direction des universitaires et chercheur.e.s, des politiques (élu.e.s et ministères), des magistrats, et des professionnels de la santé et de l’éducation, etc.

 

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir relayer ce rendez-vous dans vos réseaux, auprès des militant.e.s, et des associations concernées. Sur votre site. Auprès de vos publics !

 

Au cas où, nous joignons dans ce mail quelques « outils » pouvant clarifier et servir selon les destinataires que vous penseriez devoir tenir informés : ci-dessous quelques lignes explicatives « pédagogiques » suivies de recommandations rédigées par les Intersexes pour les journalistes et toutes personnes parlant en leur place et nom, complétées par le doc PDF « Qu’est-ce ce sexe que l’on ne mentionne » et un document ressources permettant éclairage juridique, médicale, psy, social et législatif. Ils complètent si besoin était le programme du Forum.

 

« Il y a une méconnaissance absolue des Intersexes, par conséquent une invisibilité totale. Quand aux violences subies… no comment.  Malte, l’Argentine, Mexico, le Canada, le Luxembourg, la Suisse, au plan juridique et constitutionnel bougent les lignes. La France est retardataire au regard de Malte, du Luxembourg, de la Suisse, de Mexico ces derniers jours, jusqu’au Portugal où après un intense débat au parlement avec les personnes trans’ et intersexes, un projet de loi d’identité de genre inspiré par la loi Argentine et celle de Malte va être rédigé et présenté par le bloc de gauche ».

 

Avec nos remerciements, en restant à votre disposition pour toutes informations complémentaires.

En espérant vous accueillir les 29 et 30 juin.


Pour le festival et pour le groupe Intersexe : Vincent Guillot (OII Europe, Bretagne), Dan Cristian Ghattas (Oii Allemagne et Europe, Berlin), Vreer Verkerke (Transgender Europe, Amsterdam), Janik Bastien Charlebois (OII Francophonie, Québec)."


Texte d'Eric Premel


Si vous voulez consulter le programme cliquez ICI

Si vous souhaitez plus d'informations, nous pouvons vous envoyer de la documentation par mail

AUX NOMS D'ELLES - Douarnenez au féminin


Une exposition en plein air à la SOBAD à Douarnenez (port du Rosmeur, port de pêche) sur des femmes qui ont marqué l'histoire de la Ville de Douarnenez.

Lundi 18 mai - 19h à la MJC de MORLAIX


La compagnie de théâtre PARITITO,  a proposé au Reuz et au groupe qui travaille à la création d'un Planning Familial à Morlaix de s'associer à elle pour la  première lecture publique de sa pièce Priveziou Publik.

La pièce en breton surtitrée en français parle des espaces femmes, ces lieux où la parole a quelque chose de différent puisqu’elle n’est pas soumise au regard des hommes. Des paroles qui ne se disent que là.


La lecture sera suivie d’une ouverture d’une des scènes en théâtre forum, où la salle sera appelée à venir changer la scène. Un buffet sera proposé afin de prolonger l’échange. 

Le spectacle et le buffet seront à prix libre (avec des prix conseillés... La compagnie n'a reçu aucune subvention. L'idée c'est que les personnes qui viennent nous proposer cette soirée n'y perdent pas des plumes!).

On espère vous accueillir nombreuses et nombreux, n'hésitez pas à en parler autour de vous.


Vous trouverez plus d'informations sur les sites de Paritito et du Reuz

LA FORET FOUESNANT - SAMEDI 16 MAI 

"TRAVAIL ET LUTTES AU FEMININ" 

 

Fête communiste au NAUTILE pour LES MENEUSES

 

 

- Dès 15h: Exposition (photos-affiches-ouvrages divers).

 

 

- A 17h: Débat sur l'engagement militant à partir de témoignages (agro-alimentaire- défense des hôpitaux-parcours de vies-...). Pouvait-t-on trouver meilleure animatrice que Françoise PENCALET-KERIVEL, historienne, militante douarneniste, dont le seul nom fleure bon la lutte?

 

Un hommage sera rendu à Jacqueline LE LOUET, militante syndicale et politique, par Marie-Andrée Bernard

 

- 19h: Restauration sur place

 

- 20h30: Concert ( 10 Euros à l'entrée-8 Euros en réservation).

" Le CHANT des SARDINIERES" avec Marie-Aline LAGADIC et Klervi RIVIERE

(Prix de l'Académie Charles CROS)

 


 

FILM SUR JOSEPHINE PENCALET ET SUZANNE PLOUX

 

 

Anne Gouerou a réalisé 2 courts métrages dans le cadre de l'avènement du suffrage universel. Le premier est consacré à Josephine Pencalet, première femme conseillère municipale en France, élue à Douarnenez en 1925 et le second est dédié à Suzanne Ploux, élue maire de Saint-Ségal en 1945.

 

Une rencontre à Douarnenez? Nous y réfléchissons. 

 

En attendant, pour plus d'informations, cliquez ICI

 

 

 BREST - DU 12 AU 16 MAI 2015

 

Du 12 au 16 mai 2015, semaine mondiale contre les homophobies.

 

"Fais pas genre" organise à Brest des rencontres, des débats, des spectacles et des projections autour de ce thème.

 

"Fais pas genre" est un évènement artistique et sociétal autour des thématiques de genre et d'identités sexuelles.

 

 DOUARNENEZ - 25 AVRIL 2015

 

Une quinzaine de personnes se sont retrouvées à l'Ivraie, café-libraire à Douarnenez, le 25 avril 2015 pour lire et chanter autour du thème de l'Amour. Un peu de légèreté en ce début de printemps, ça ne peut que faire du bien!